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LA
MOROSOPHIE
de Guillaume de la
Perriere To-
losain,
Contenant Cent Emblemes
moraux, illustrez de Cent
Tetrastiques Latins, re-
duitz en autant de Qua-
trains Françoys
.
A LYON,
Par Macé Bonhomme.
1553
Avec Privilege pour dix ans. Page icon  Link to an image of this page  [A1v]
PRIVILEGE,

HENRY par la grace de Dieu Roy de France, à
nozaimez & feaux conseillers les gens tenansnoz
courz de Parlement prevost de Paris, Senechaux
de Lyon, Tolose, Poictou & Provence: & à tous noz
autres justiciers & officiers, ou à leurs Lieutenans
salut et dilection. Reveu avons l’humble supplication
de noz chers & bien aimezJean Mounier, & Jean Perrin libraires
en nostre ville & université de Tolose: contenant que depuis cer-
tain temps en ça, ilz auroyent recouvert certaines oeuvres, tant
en Latin que en Françoys. C’est à savoir, un livre intitulé la Moro-
sophie de Guillaume de la PerriereTolosan, contenant cent Emble-
mes moraux, illustrez de figures: & vers Latins, reduitz en autant
de quatrains Françoys, dediez à nostretrescher, & tresaimé cousin,
le Duc de Vendosme. Plus un autre livre dudit autheur, intitulé
les Considerations des quatre Mondes, Divin, Angelique, Celeste
& Sensible: par quatre Centuries, de quatrains Françoys. Ausquelz
est contenu la Cresme de Divine & Humaine Philosophie, dediées
à noz chers & bien aimez Messieurs Pierre, Jaques, & Michel du
Faurfreres. Item une autre copie en droict Civil, d’un nommé An-
toine Govea docteur es droictz: intitulé Antonii Gouveani Iuris-
consulti, de Iurisdictione libri duo, adversus Eguinarium Baronem
Jurisconsultum, ad Petrum Castellanum Episcopum, Matesconen-
sem, & magnum Galliae eleemosynarium.
Lesquelz livres ilz vou-
droyent volentiers imprimer & mettre en lumiere. Mais ilz doub-
tent que apres que lesdictz livres seront imprimez, que autres li-
braires ou imprimeurs du Royaume, ne les feissent sur leur dictes
copies imprimer, vendre, & distribuer. Et par ce qu’ilz feussent fru-
strez de leur labeur, fraiz, & mises: si par nous ne leur estoit pourveu
de remede convenable. Parquoy nous ces choses considerées, desi-
rans les bonnes letresestre diffuses par nostre Royaume: liberalle-
ment à la supplication desdictz Mounier & Perrin, ne voulant le me-
rite de leur labeur leur estre tollu, ne recouvrement de leurs fraiz &
mises leur estreempesché. Pour ces causes & autres bonnes consi-
derations, à ce nous mouvans de nostre certaine science, graceespe
cial, plene puissance & authorité Royal: avons permis & octroyé,
Page icon  Link to an image of this page  [A2r] permettons & octroyons par ces presentes, audit Jean Mounier &
Jean Perrin supplians, voulons & nous plaist, qu’ilz puissent, leur
laisser imprimer, ou faire imprimer, & mettre en vente lesdictz livres
cy dessus specifiez, en grand & petit volume ensemble ou separée-
ment, ainsi que bon leur semblera, durant le temps & terme de dix
ans prochains consecutifz, à conter du jour & date, que lesdicts li-
vres seront parachevez d’imprimer, tant de foys, & en tel nombre
que bon leur semblera: avec expresses inhibitions, & deffenses, à
tous Libraires & Imprimeurs, Marchans & autres quelconcques de
nostre dit Royaume, de n’imprimer, faire imprimer, ne mettre en
vente ou distribution en nostre dit Royaume, terres & seigneuries:
si ce n’est de ceux qui auront par eux ou leurs commis esté impri-
mées: ou que ce feust de leur vouloir & consentement, sur peine de
confiscation des livres, qui seront autrement imprimez & venduz
qu’il n’est contenu cy dessus, & d’amende arbitraire. Si vous man-
dons, à chacun de vous ainsi qu’appartiendra, enjoygnons & com-
mettons que de nozpresensgrace, permission & octroy, vous fai-
tes, souffrez & laissez lesdictzsupplians, joyr & user plenement, &
paisiblement, durant ledit temps, comme dessus est dit, cessans & fai-
sans cesser, tous troubles & empeschemens au contraire: car tel est
nostre plaisir: nonobstant quelconques ordonnances, restrictions,
mandemens, ou deffenses & letres à ce contraires. Donné à Fon-
tainebleau, le unziesme jour d’Aoust: l’an de grace, mil cinq cens
cinquante un: & de nostreregne le cinquiesme.

Par le Roy, le Seigneur Davanson, maistre des requestes
ordinaire de l’hostelpresent. Portal.

Par le consentement, & accord des susditz
impetrans ha esté achevée la presente Mo-
rosophie, à Lyon par Macé Bonhomme,
ce 12. Fevrier. 1553.

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Woodcut portrait of La Perrière
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TETRASTICHON

Quis sine faece merum poterit reperire, sagacem
Qui non desipiat, quis reperire virum?
Desipit omnis homo, sapientia nulla furoris
Labe caret, nullum est ut sine faece merum.

QUATRAIN

Comme chacun sait par usage,
Que n’est si bon vin qui n’ait lye,
Aussi n’est il homme si sage,
Qu’il n’ait contrepois de folie.

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A TRESHAUT
ET TRESILLUSTRE PRIN-
ce, Monseigneur Antoine de
Bourbon, Duc de Vendo-
smoys, Guillaume de la
PerriereTolosan,
Salut.

UN Peu avant vo-
stre dernier des-
part du mont de
Marsan (Tresillu-
stre Prince) quand
mon neveu mon-
sieur de Fontaugier vostre advocat
vous feit de ma part la reverence,
& dit que je vous vouloys envoyer
Page icon  Link to an image of this page  [A4v]certaine Epistre Consolatoire (ce
que j’ayfaictdespuys) par moy com-
posée, & à vous desdiée, vous acce-
ptastes mon offre de si grande huma-
nité & benignité, que mavez don-
né hardiesse de vous faire de rechief
un nouveau present, plus ingenieux,
& de plus grand artifice, que le pre-
mier. Combien que à l’adventure de
prime face le tiltre d’ycelluypour-
roit causer en vous opinion de n’e-
stre point de tel Prince (comme vous)
recevable. J’ay nommé mon dit oeu-
vre, morosophie, par diction
Grecque composée, signifiant en Grec
comme fole sagesse en Françoys. Je
suysasseuré que plusieurs me note-
ront de temerité, de ce que je vous
ay fait present de ma folie, chose fort
Page icon  Link to an image of this page  [A5r]repugnante à vostre sagesse. Le sage
Grecdisoit, quil n’estoit plus perni-
cieux obly, qu d’obliersoymesme.
Or suys je bien asseuré, que quelque
censeur criticque lisant ma presente
Morosophie dira, que je me suys tant
oblié, que j’ay publié ma folie, la-
quelle je devoys soingneusement ca-
cher: car comme la plus grand sa-
gesse que l’on pourroit faire, est de
publier sa vertu, pour acquerir hon-
neur: aussi la plus grand folie que
l’on pourroit faire, est de manifester
son vice, pour acquerirmocquerie
& derision. Mais si telz censeurs ont
oncques succé de bon laict, & salué
les Muses de front, ilz trouveront
aux escritz du Divin Philosophe
Platon, que bien souvent l’on haveu
Page icon  Link to an image of this page  [A5v]sortir d’une bouche estimée fole,
mainte parolle sage: car celle espe-
ce de fureur, que les vulgaires &
ydiotz appellent folie, symbolize
bien souvent à vaticination. Or po-
sez le cas (Tresillustre Prince) quil
soit ainsi, que je soye noté de teme-
rité. Diogenes (celluy qui pour rai-
son de sa secte canine, fut appellé Ci-
nic, & qui toute sa vie d’un tonneau
feit maison) fut de la pluspart de
ceux qui estoyent de son temps, re-
puté pour fol, maniac & insensé
mais du grand Roy & Monarche
Alexandre
, il fut reputétressage. Si
ceste particuliere bonne reputation
qu’eut Diogenes envers ce grand
Roy, eut plus d’efficace, que l’uni-
verselle de plusieurs ydiotz, que me
Page icon  Link to an image of this page  [A6r]doit il challoir, si tous tiennent mon
present oeuvre pour folie, pour veu
que vous seul la tenez pour sagesse?
Roscius souverain recitateur de Co-
moedies à Rome, estimoit plus la
bonne reputation, que Cicero &
Pompéeavoyent de luy, que la com
mune & universelle reputation de
tout le peuple Romain ensemble. Et
de fait, Quand il advenoit que Cice
ro ou Pompée arrivoyent au Thea
tre, il commençoit incontinent à re-
citer, combien qu’il nyeust encore
aucun populaire assemblé. Et à l’op
posite, Quand tout le peuple y estoit,
il n’eust daigné de reciter, que Ci-
cero ou Pompée ny fussent pre-
sentz. Au surplus, quand seroit ainsi
que lesditz censeurs voudroyent di-
Page icon  Link to an image of this page  [A6v]re, je ne fais aucun doubte, qu’entre
tans de mes folies ne se treuve quel-
que sagesse, entre tans d’espines quel-
que rose, entre tans de cocquilles quel-
que perle, & entre tans de fables
quelque verité. Il plaira (doncq) à
vostrePrincipaute, de tenir envers
mon present oeuvre le lieu, que Ale-
xandre
tint à Diogenes, Cicero &
Pompee à Roscius. Et ce faisant,
ne craindray les brocardzdesditz cen-
seurs, qui sont coustumiers de blas
mer ce qu’il [=ils] ne sauroyent faire: &
font comme le Renard d’Esope, qui
disoit que la chair des gelines luy
estoit mal savoureuse, quand il ne
pouvoitattaindre à leurs jouchiers.
Si la froidure de la Lune est temperée
par la chaleur du Soleil, & la froi
Page icon  Link to an image of this page  [A7r]dure du Cerveau, par la chaleur du
coeur, sera il chose incompatible, que
ma fole temerité soit temperée de
vostre prudente sagesse? Si aucuns
vouloyent dire, que le tiltre du pre-
sent oeuvre est en contradiction, d’au-
tant que je le nomme fole sagesse. Je
puis respondre, que aussi bien me
peultestre permise telle contradi-
ction de tiltre, comme au docte Ni-
colas Cusan Cardinal, qui à l’un de
ses livres mit le tiltre de docte igno-
rance. Se trouveroyent il [=ils] choses plus
dyametralement contraires que Do-
ctrine & Ignorance? plus diffici-
les d’accorder qu’un homme savant
avec un ydiot? un Grec ou Latin
avec un Barbare? & ce nonobstant
en divers respectz, l’on les peult
Page icon  Link to an image of this page  [A7v]assembler. D’abondant est il chose
souz la SphereCeleste, ou l’on ne
treuveevidente contrarieté, voire
continuelle dissension? Est il (com-
me dit le Prophete, & apresluy
l’Apostre) Prudence charnelle, ne
Sagesse mondaine, qui ne soit folie
envers Dieu? Le Philosophe Stoic-
que dit, Que jamais l’homme ne
peultvrayementestre dit sage, que
avant il ne se reputeestre fol. Et à
l’opposite, quand il se reputeestre sa-
ge, c’est lors qu’il est du tout insensé.
Et ce d’autant, que tout jugement d’a-
cte vertueux, doit proceder d’autre
que soy, contre la grande flaterresse
que les Grecz appellent Philautie, qui
continuellement, en nous lavant, nous
souille: en nous blanchissant, nous
Page icon  Link to an image of this page  [A8r]noyrcist: & en nous baisant, nous tra-
hist. Vous plaira doncq (tresillustre
Prince) recevoir de vostreobeis-
sant et petit serviteur, le plus grand
Don, qu’il vous pourroit (pour le
present offrir) & ycelluy lisant, con-
siderer, qu’en chacun de noz Cent
Emblemes Moraux du present oeu-
vre j’ayencloz aux deux premiers
vers Latins la description du pour-
trait figuré, & aux deux vers suy-
vantz le sens Allegoricque & Mo-
ral dudit pourtrait: & yceux qua-
tre vers Latins (pour ceux qui ne
sont instituez en langue Latine) j’ay
reduit en quatre vers Françoys, ce
que n’a pas esté sans vexation de mon
esperit. Mais je l’ay fait, à fin qu’en
petit lieu, l’artifice fust trouvé plus
Page icon  Link to an image of this page  [A8v]grand, & plus ingenieux, d’autant
qu’il est comprins en un Tetrastique
ou quatrain, estantmemoratif que
la Iliade d’Homerehaesté en tout
temps admirable, mais fut estimé
estre chose miraculeuse & surpas-
sant engin humain, de l’enclorre &
faire contenir au creux d’une noix:
comme recitent plusieurs bons au-
teurs, & entre autres Pline & Solin.
A cestebrefveté m’a induit Valere
disant, que clorre grand sens en peu
de parolles, n’est pas petit artifice.

Aucuns hommes de bon savoir, de
nostrememoire ont composé Em-
blemes non moins eloquentz que
doctes, mais il [=ils] se sont tousjoursre-
servé de dilater, amplier, ou restain-
dre [=restraindre] leurs vers: car en aucuns Emble-
Page icon  Link to an image of this page  [B1r]mes ilz ont mys, six, huit, vingt,
ou tant de vers qu’il leurs [=leur] ha semblé
estre bon. Quant est de nous, Nous
avons voulu garder telle uniformité,
que autre (que j’aye encore veu) n’a
fait par cy devant: c’est de declarer
chacun de nozpresentzEmblemes
par quatre vers Latins & Françoys,
sans exceder ledit nombre de quatre
vers, tant en l’une langue, qu’en l’au-
tre. Ce que j’ay fait, pour demonstrer,
que s’il [=ils] nous surpassent en priorité
de temps, à tout le moins ilz ne nous
surpassent pas en invention & artifi-
ce, observant tousjours en mes escritz
uniformité de coupletz, de laquelle
j’ayautrefoys usé à l’autre Centu-
rie d’Emblemes, que pieça je dediay
à la feu Royne de Navarre, vostre
Page icon  Link to an image of this page  [B1v]belle mere. En cest endroit, me re-
commendant humblement à vostre
grace, prie Dieu qu’il luy plaise vous
donner en prosperité longue vie.
Vous priant pour fin (tresillustre
Prince) me tenir pour un de voz
bons & loyaux serviteurs, car je se-
roys tout le surplus de ma vie hors
de moy, & ne penseroys
pas estremyen, si je
n’estoys des
vostres.

Page icon  Link to an image of this page  [B2r]
EIUSDEM, AD
EUNDEM ILLU-
STRISSIMUM
PRINCIPEM,
Carmen.

Dum legis haec (si fortè legas) mea carmina, durum
Pone supercilium (Dux generose) precor.
Non tibi Barbaricum pro munere mittimus aurum.
Nec nigra quod splendens India mittit Ebur.
Dent alii Tripodes, fulgentiaque aere Corinthi,
Detur Erithraeo gemma reperta mari,
Dent etiam tinctas regali murice vestes,
Dent quoque Iudaeo Balsama nata solo.
Dent preciosa simul latronis vascula Verris,
Dent quoque Mentorea pocula facta manu.
Nos stolidi minimas audemus mittere nugas,
Sed quibus introrsum seria sensa latent.
Page icon  Link to an image of this page  [B2v] Sub nucis extremo duroque putamine testae
Nucleus ut latitat gratus in ore cibus:
Sic sub tam duro verborum cortice nostrum
Contegitur menti grata medulla bonae.
Si datur horrendi quòd cessent classica belli,
Et foveat Gallos pacis amica quies,
Tunc liber iste tui penetrabit limina tecti,
Inque tuas poterit fortè venire manus.
Quem si laudâris, memori laudabitur aevo.
Quae tu commendas, quis reprobare volet?
Musa Sophocleos nescit mea condere versus,
Magna nec AEschyleis verba tonare modis.
Parva damus parvi, parvorum munera gaudens
Excipit excelsa semper ab arce Deus.
Naviget Oceani quisquis volet aequora Ponti,
Nostra sed exiguo flumine cymba natet.
Deviat à recto (velut amens) tramite quisquis
Expetit à minima carbasa magna rate.
Cur tibi non igitur munuscula nostra placebunt,
Si placeat magno victima parva Iovi?
Page icon  Link to an image of this page  [B3r] Si liber iste tuis placeat demum auribus, omnes
Despiciet ronchos, nulla pericla timens.
Tunc tunicas scombris nunquam dabit ille molestas,
Et tandem metuet verba canina nihil.

Redime me à calumniis hominum.

Page icon  Link to an image of this page  [B3v]

Winged three-headed satyr, holding wreath and olive
branch; scythe on ground
[Click on image to enlarge]

Page icon  Link to an image of this page  [B4r]
BERNARDUS
PODIUS LUCENSIS,
Ad doctissimum virum, Guliel-
mum Perrierium Tolosa-
tem, huius operis
authorem.

AEtas miratur praesens, quae debuit olim
Iam tibi posteritas, laurea serta parat.

A LUY MESME.

Le temps passé t’est d’honneur redevable,
Jaçoyt qu’il t’a de gloire environné:
Mais au present tu es tant admirable,
Que du futur faut que tu soys coronné.

Page icon  Link to an image of this page  [B4v]
GUILLAUME DE
Cayret Tolosain, à Monsieur de la
Perriere, de son livre de
la Morosophie,
Sonnet.

Le clair Titan quand la rondeur compasse
Du Ciel vousté à son char radieux
A nostre Monde il n’esclaire pas mieux,
Que tes escritz par leur grand’efficace.
Tant qu’un Cyprés à un Roseau surpasse
Par sa hauteur & regard gratieux,
D’autant ou plus tes escritz precieux
Des autres sont la fleur & l’outrepasse.
Tu nous apprens par ta plume & savoir
Comme pourrons la cognoissance avoir
De bien regir nostre nature humaine.
Entre Latins à jamais tu vivras,
Et des Françoys à bon droit recevras
Des plus savans la palme souveraine.

QUAND TOUT
CHERRA.

Page icon  Link to an image of this page  [B5r]
A MONSIEUR DE
la Perriere autheur du present
livre, Jacques de Mau-
levant Angevin,
Salut.

On ne peult louer condignement
Pour tes escritz en brefveté faciles:
C r [=Car] tous autheurs confessent franchement,
Que brefveté les rend fort difficiles.
En tes escritz sont sentences subtiles,
Et d’abondant cest oeuvre as composé
Tout par quatrains, et si bien disposé
Qu’aux premiers vers descrite est la peincture.
Le sens moral aux derniers est posé
Pour que grand sens fust en peu d’escriture.


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